mercredi 13 mars 2013

Processus printanier : les hauts et les bas - 2013


États-Unis, Allemagne, Russie, Belgique, Algérie, Suisse, Ukraine, Royaume-Uni, Israël, en plus du Canada…. voilà  la provenance des lecteurs du Blogue des Bleuets depuis un mois.

C’est bien certain que les Jeannois et la plupart des Québécois connaissent bien les conditions climatiques de notre région, mais à l’intention des  lecteurs qui s’y intéressent, je publie ce billet sur les ‘haut et les bas de notre printemps’.



 
Le passage des oiseaux migrateurs au Lac St-Jean ...pas pour maintenant...

A ce temps-ci, le printemps fait des tentatives d’approche puisque nous vivons toute une gamme de contrastes météorologiques : des périodes de redoux accompagnées de pluie, des refroidissements, de la neige, du  vent en alternance avec des journées ensoleillées.  Ces phénomènes printaniers contribuent tous à la fonte de la neige. 

Les amateurs de sports d’hiver doivent en profiter au maximum parce qu’à ces temps-ci par exemple les motoneigistes sont obligés d’aller hors sentiers, en forêt, pour profiter de leurs dernières sorties et les raquetteurs et les amateurs de skis de printemps doivent profiter de chaque belle journée pour se faire plaisir.  Ce n’est qu’une question de jours ou de semaines…
Érablière(photo)
 D’habitude les tempêtes de mars et avril, nommées la tempête des poteaux, la tempête des corneilles et peut être d’autres (tempête des sucres et tempête des granges) font  aussi partie de notre folklore québécois.  Est-ce que la tempête des corneilles est la même que la tempête des sucres?  Est-ce que la tempête des poteaux est la même que celle des granges?  C’est peut être le cas, chose certaine lorsque la neige est tellement collante qu’elle colle aux poteaux de téléphone (ou aux murs de granges), selon la pensée populaire, la tempête des poteaux  serait annonciatrice de la dernière bordée de neige.  Et lorsque c’est le ‘temps des sucres’ (période de l’année, au printemps, où l’on récolte la sève des érables pour fabriquer le sirop d’érable) peut survenir la tempête des corneilles qui est une chute abondante de neige mouillée qui tombe habituellement dans le temps des sucres.

 tempête des poteaux ??

Peu importe le moment où la tempête annonciatrice du printemps survient, lorsque le processus de la fonte des neiges est enclenché la neige fond à vue d’œil et les épisodes pluvieuses contribuent aussi à faire diminuer notre tapis blanc.

Au Lac St-Jean, le printemps arrive environ deux semaines plus tard qu’à Québec et un bon trois semaines plus tard qu’à Montréal.

L’arrivée des outardes et des oies blanches dans notre région a lieu plus tard que dans les secteurs avoisinant  la Capitale et la    Métropole.  (photo=bernache du Canada ou outardes)







Avec les signes annonciateurs du printemps, les gens sont pressés de débarrasser leurs terrains des neiges souillées, plusieurs sortent la pelle et s’en débarrasse en lançant les pelletées de neige dans la rue. D’autres sortent le boyau d’arrosage pour activer le processus (quelle gaspille d’eau potable).
À peu près tout le monde est impatient de revoir leur gazon aux couleurs plutôt ternes sous les accumulations de feuilles mortes tombées l’automne précédent. 

Les préoccupations saisonnières :La fonte de la neige,  balayer les feuilles mortes,  les pelouses qui ne verdissent pas assez vite, l’entretien des terrains, nettoyage des plates bandes de vivaces, le départ des glaces du Lac St-Jean, les comparaisons avec les années précédentes, les prévisions météorologiques pour la saison estivales et  sortir le B.B.Q.
Aux alentours du 10 mars 2012, au nord du Lac St-Jean, le thermomètre marquait -15’ C tandis que le 20 mars 2012, il a fait 24’C : tout un contraste!  Entre le 10 et le 20 mars de l’année dernière nous avons vécu également une période de verglas.

Du côté d'Environnement Canada, le météorologue André Cantin a affirmé qu'il fallait remonter jusqu'en 1946 pour voir de telles températures au cours du mois de mars.

Pas surprenant qu’en 2012 le Lac s’est libéré de ses glaces très tôt, soit le 18 avril, tandis que l’année précédente les glaces ‘ont callé’ le 12 mai 2011.  Pour voir toutes les statistiques (depuis 1916) sur le  départ des glaces du Lac St-Jean et d’autres informations : http://pages.destination.ca/mikee/glaces.html
                                      crédit photo: Guy Simard - 17 avril 2012 - départ des glaces


►Le Blogue des Bleuets et la page Facebook des 
Bleuets feront le suivi du « départ des glaces 2013 ».
  Également sur le blogue des Bleuets:
                                               (liens soulignés = cliquables)

Le sirop de bouleau

Quand le Lac va-t-il caler?
                     






 

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